Vaera
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Parasha Vaera

Dates : 20/01/2007, 05/01/2008, 24/01/2009, 09/01/2010

Les versets commentés ci-dessous par Philippe E sont chantés par le Rav Zecharia Zermati de l'Institut Torat Emet de Jerusalem : Enregistrement de Vaera

Dagesh

VI-29 : אֶל־מֹשֶׁה לֵּאמֹר : partout où l'on rencontre cette expression, le ל de Lemor prend un Dagesh. Ici, la règle Ate Mera’hiq ne s’applique pas (Moshe et Lemor sont Millera’), mais la Massoret dit de lire le mot avec un Dagesh.

VIII-2 et 3 : Les mots הַצְּפַרְדֵּעַ et הַצְפַרְדְּעִים  illustrent les deux manières de gérer l'impact du patah dans l'article quand la première consonne du mot porte un sheva. Au singulier, la façon courante : on ferme le ה  par un dagesh. Le sheva est donc immobile : Hats-tser-far-dea'. Au pluriel, on ferme le ה avec un sheva immobile : Hats-far-de-'im.

Nasog Ahor

VII-19 : וְהָיָה דָם : le mot Vehaya est ici Mille’el, en raison de Nasog Ahor. Mais le ד de דם ne reçoit pas de Dagesh : Ate Mera’hiq ne s’applique pas, car le He final de Vehaya fait partie de la racine.

Autres mille'el et millera'

VI-6, 7 et 8 : וְהֽוֹצֵאתִי וְהִצַּלְתִּי וְגָֽאַלְתִּי וְלָֽקַחְתִּי וְהֵבֵאתִי : Tous ces ו dotés d'un sheva sont des vavs qui convertissent le passé en futur. Ces termes sont tous millera'.

VII-15 : לְנָחָשׁ : Le mot signifie serpent. Chaque syllabe porte un qamats long. C’est donc la syllabe fermée qui est accentuée en vertu de la règle d'or (3ème version). Le mot doit être lu Millera’. Ne pas confondre avec נַחַשׁ avec un Pata’h (voyelle brève) dans chaque syllabe, qui doit être lu Mille’el, et qui signifie magie ; exemple : כִּי לֹא־נַחַשׁ בְּיַֽעֲקֹב (Bemidbar XXIII-23).

VII-21 : מֵתָה : le mot מֵתָה Millera’ a un sens présent (exemple :  ) ; le mot מֵתָה Mille’el a un sens passé. Ici, le mot a un sens passé et doit être lu Mille’el.
Exemples de millera' : וְאִם-אַיִן מֵתָה אָנֹכִי (Bereshit XXX-1)
Exemples de mille'el : וַיְהִי בְּצֵאת נַפְשָׁהּ כִּי מֵתָה וַתִּקְרָא שְׁמוֹ בֶּן-אוֹנִי (Bereshit XXXV-18) ou וַאֲנִי בְּבֹאִי מִפַּדָּן מֵתָה עָלַי רָחֵל בְּאֶרֶץ כְּנַעַן בַּדֶּרֶךְ (Bereshit  XLVIII-7).

VIII-18 וְהִפְלֵיתִי : le mot porte un Tarsa, qui est toujours placé typographiquement en fin de mot, et qui n’indique donc pas la syllabe accentuée. Ici, le ו est un Vav Hahipoukh qui change le passé en futur et le mot est Millera’.

Sheva Na’/Sheva Na’h

VI-16 לְתֹלְדֹתָם גֵּֽרְשׁוֹן : Sheva Na’ dans ces deux mots, car situés après une voyelle longue. Prononcer Leto-ledo-tam et ge-reshon.

Note de l'auteur du site : on note ici deux mots consécutifs affectés de te'amim de même niveau (zakef katon et zakef gadol). La règle est alors que le premier prime sur le second. Cela est corroboré par le sens du verset. ((et voici les noms des enfants de Lévy) selon leurs engendrements) ((Guéréshon) (et kehat, et mérari))

VI-25 פִּינְחָס: Sheva Na’, car situé après une voyelle longue. Prononcer Pi-nékhas.

VI-25, 27 הַלְוִיִּם הַֽמְדַבְּרִים :  Sheva Nah. On est dans 2 cas où la syllabe d'un article n'est pas fermée par un dagesh mais par un sheva immobile. Prononcer Hal-viy-yim, Ham-dab-berim. Il y a une ga'ya sous l'article dans המדברים, mais également dans plusieurs versions du houmash sous l'article de הלוים.  Elle n'implique pas un sheva na', car la voyelle associée est brève.

IX-30 תִּירְאוּן : le ר porte un Sheva Na’. L’expression signifie "vous ne craignez toujours pas". Prononcer Ti-réoun.
La nuance est importante pour distinguer les verbes craindre et voir. Exemple : אֲשֶׁר לֹא־יִרְאוּן (Devarim  IV-28). Prononcer : asher lo ir-oun. Qui ne voient pas. Ou לֹא-תִרְאוּ פָנַי  (Bereshit XLIII 3), lo tir-ou. Vous ne verrez pas ma face .